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Les locaux de consultations et les blocs opératoires dépendent de la CLINIQUE GEOFFROY ST HILAIRE, 59 rue Geoffroy Saint-Hilaire, 75005 PARIS. ICP Paris® est intégré dans le « pôle Pied » de cet établissement.

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Il n’y a pas de chirurgie ou de chirurgien qui garantisse 100% de bons résultats.
Si vous en trouvez un, fuyez le !

Les échecs des résultats insuffisants pour les patients, représentent entre 3 et 10% des interventions du pied et de la cheville : il existe finalement peu de statistiques sur ce sujet.

Les causes en sont très nombreuses et l’on peut par exemple citer :

1- Une attente excessive du patient. Toute opération chirurgicale peut entraîner une gêne, même mineure : une cicatrice un peu sensible ou au contraire totalement insensible, une diminution de la mobilité articulaire, des douleurs de temps en temps la plupart du temps minimes, la présence d’un matériel d’ostéosynthèse, une gêne à la pratique d’un sport…

2- Une intervention mal exécutée. C’est le cas le plus rare : les chirurgiens sont en général bien formés.

3- Un matériel inadapté  utilisé pour stabiliser le travail du chirurgien : vis trop longue, plaque saillante sous la peau…

4- Une infection : c’est le domaine des pathologies nosocomiales. Elle reste finalement très rare en chirurgie du pied depuis la réalisation systématique d’une antibiothérapie pendant l’opération chaque fois que le chirurgien laisse en place du matériel ; le risque croit quand on implante une prothèse de cheville, par définition plus volumineuse.

5- Un suivi post-opératoire non respecté par le patient : marche trop précoce, rééducation non faite, tabagisme non arrêté...

6- Une indication opératoire erronée. C’est le cas le plus fréquent : l’opération proposée n’est pas adaptée au cas à traiter. Il peut aussi s’agir d’une intervention très ancienne, « dépassée » et non conforme à l’état actuel de la science (intervention de Keller ou de Hueter-Mayo…)
C’est souvent une question d’école : les chirurgiens appliquent des techniques apprises pendant leur formation et pas forcément actualisées. Par exemple, une seule et même technique ne permet pas de régler tous les hallux valgus : on estime qu’il faut connaître une dizaine de techniques différentes pour traiter cette déformation.

7- Une maladie évolutive : polyarthrite rhumatoïde, ostéo-arthropathie diabétique


Deux cas un peu différents peuvent donc se présenter, pour lesquels il ne faut pas hésiter à demander un deuxième avis, si possible à un hyper spécialiste :
- Un échec précoce : il n’y a aucune raison d’attendre la reprise quand les choses vont mal dès le départ, le temps n’arrange rien.
- Un échec tardif : tout dépend alors de la tolérance du résultat, qui peut être assez satisfaisante,  sauf pour les prothèses de cheville ou elle est généralement très mauvaise.

Il ne faut pas non plus hésiter à en parler au chirurgien qui a fait l’intervention : une relation de confiance facilite les choses.

La chirurgie de reprise améliore néanmoins le résultat entre 80 et 90% des cas. Elle peut normaliser la marche et surtout, protéger la fonction à long terme.

Ainsi, elle donne généralement des résultats meilleurs que les semelles ou une chaussure orthopédique mais c’est surtout un nouveau contrat de confiance à passer, et souvent avec une autre équipe médico-chirurgicale.



La chirurgie de reprise a les mêmes exigences qu’une première intervention : nécessité de faire un bilan pré-opératoire et une visite chez l’anesthésiste, nécessité d’immobiliser après l’opération (chaussure médicalisée, orthèse d’immobilisation ou de marche).
La rééducation est souvent plus longue. 
Elle est techniquement souvent plus délicate et ne permet pas forcément de régler tous les problèmes : elle s’apparente dans certains cas à un « sauvetage » fonctionnel.  Elle ne pourra pas toujours rétablir un fonctionnement normal du pied et vise, par différentes techniques, à reprendre « tout ce qui ne va pas », en sachant qu’il est parfois impossible de tout corriger.

Cette chirurgie difficile présente des risques accrus de complications post-opératoires car les tissus déjà agressés par la chirurgie précédente sont plus fragiles, et ne sont plus forcément irrigués normalement par le sang. Dans ces conditions, il apparaît indispensable de suspendre toute intoxication tabagique 3 mois avant le geste proposé (le tabac en bouchant les micro-vaisseaux qui irriguent les os et la peau augmente très significativement le risque de complications) et pour une durée minimale de 7 mois (temps de la consolidation osseuse 4 mois environ).

Très souvent il faut reprendre ce qui a été fait, retirer tout ou partie du matériel déjà posé (vis, agrafe…), en remettre d’autre, réaliser des gestes complémentaires.
Il existe des variantes techniques : le chirurgien choisit en fonction de ses habitudes et du cas à traiter. En cours d’opération, il doit s'adapter à la situation actuelle et parfois faire des gestes supplémentaires rallongeant l’opération sans qu’elle soit pour autant plus difficile ou plus risquée.


En pratique, et selon les cas, cela se traduit par :
- Une ou plusieurs sections d’os (ostéotomies).
- Une reprise d’un échec d’arthrodèse (blocage d’une articulation entre deux os différents) ou de prothèse (comme à la cheville) en apportant de l’os (greffe osseuse) ou des produits sensés le remplacer pour favoriser davantage la consolidation osseuse déficiente ; il faut stabiliser à nouveau par du matériel différent.
- Une libération des tissus rétractés… 





Pour en savoir plus :


Bone morphogenics proteins : from their discoveries till their clinical use
G. SOLOFOMALALA, L. VILLET, D. CHAUVEAUX, O. LAFFENETRE
Europ. Journ. Orthop. Surg., 2007, 17.6 : 10p

Comment je fais une arthrodèse tibio-talo-calcanéenne par clou rétrograde ?
O. LAFFENETRE, L. VILLET, G. SOFOLOMALALA, D. CHAUVEAUX
Maîtrise Orthop., 2007, 1, 30-34

Utilisation des BMP sur d’autres sites opératoires : application au pied et à la cheville.
G. ANDRAULT, O. LAFFENETRE
In  Bone Morphogenic Protein (BMP) et reconstruction des membres. L. Obert, O. Laffenêtre, F. Sailhan, A. Courvoisier, 2009, 16p, Sauramps Ed.

Bone Morphogenetic Protein (BMP) et reconstruction osseuse des membres.
OBERT L, LAFFENETRE O, SAILHAN F, COURVOISIER A, (GTEBO).
Sauramps médical ; 2009.

Ostéo-inducteurs en orthopédie
F. SAILHAN, A. COURVOISIER, O. LAFFENETRE,  L. OBERT
Encyclopédie Médico-Chirurgicale, 2010, 44-013 : 16p

 

 

Les reprises de la chirurgie percutanée. O. LAFFENETRE In: Monographie AFCP. Publisher: J. Brilhaut, JL Besse, A. Rochwerger, JA Colombier, Editors: Sauramps Medical, p79-90

 

Tibiotalocalcaneal arthrodesis using a straight intramedullary nail : follow-up of 5 years. J. LUCAS y HERNANDEZ, J. ABAD, S. REMY, V. DARCEL, D. CHAUVEAUX, O. LAFFENETRE. Foot  Ankle Int. 2015, vol 36(5) 539-46 ; DOI: 10.1177/1071100714565900

 

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