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Les locaux de consultations situés au 4e étage et les blocs opératoires dépendent de la CLINIQUE BLOMET, 136bis rue Blomet 75015 Paris.
ICP Paris® constitue le « pôle Pied » de cet établissement.

Plan de situation:

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Le traitement médical
Il peut soulager transitoirement mais n’a qu’un effet limité. Son objectif est de diminuer l’inflammation et de protéger le blocage mécanique douloureux en flexion dorsale :
1- Anti inflammatoires non stéroïdiens.
2- Orthèses plantaires (semelles).
3- Orthoplastie (protection faite sur mesure en élastomère de silicone pour protéger la peau au chaussage).
4- Choix de chaussures à semelles rigides, afin de limiter le déroulement du pas et donc la mobilisation de l’articulation.
5- Injections intra articulaires (infiltrations) d’anti-inflammatoires stéroïdiens ou de viscosuppléments.
Le traitement chirurgical
Il n’est envisagé qu’en cas de douleurs articulaires résistante au traitement médical et/ou d’une gêne au chaussage et/ou des douleurs au niveau des autres orteils par surcharge d’appui.

I . Les techniques conservatrices visent à conserver la mobilité du gros orteil.


Elles consistent à décomprimer l’articulation  en élargissant l’espace de mobilité entre la phalange et le métatarsien par résection (ablation) élargie des ostéophytes (« cheilectomie ») faite de façon isolée, ou en association à des sections osseuses (« ostéotomies ») de la 1ere phalange et/ou du 1er métatarsien.

1- Cheilectomie
C’est une exérèse de l’excès osseux surtout dorsal, jusqu’à obtenir 70 à 90° de flexion dorsale durant l’intervention, cependant il faut savoir que ce gain obtenu en per opératoire subit, la plupart du temps, secondairement, une perte d’environ 50% due à l’apparition en post opératoire de petites adhérences cicatricielles.
L’appui est autorisé immédiatement dans une chaussure post-opératoire à semelle rigide portée pendant 15 jours à 3 semaines.
La rééducation est rapide : la mobilité est stable à 4 mois.
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La douleur s’estompe vers le 3e mois ; la reprise des activités légères (vélo, natation) peut alors commencer. La repousse des éperons osseux ne récidive pas inéluctablement, mais le pincement articulaire dû à l’arthrose, lui, progresse.

2- Ostéotomies de décompression
Dans la 1ère phalange :
- Une flexion dorsale pour augmenter le secteur de mobilité et faciliter la phase finale du pas est souvent associée à la cheilectomie.
- Un raccourcissement pour décomprimer l’articulation sera souvent associé à une ostéotomie du 1er métatarsien fixée par vis ou agrafe.




Les ostéotomies du 1° métatarsien
Leur but est de décomprimer l’articulation et de corriger une anomalie anatomique ; elles sont souvent associées à une ostéotomie de la 1ère phalange et sont indiquées au stade de début de la maladie.
Les suites opératoires sont comparables à celles d’un hallux valgus.

Le choix de la meilleure technique peut aussi se décider durant l’intervention, en fonction de l’aspect articulaire  si le blocage articulaire (arthrodèse)  paraît plus raisonnable.

3- La chirurgie percutanée
C’est une technique introduite par des spécialistes plus récemment en France et qui consiste à effectuer les gestes opératoires par des incisions millimétriques en utilisant des instruments spécifiques sous contrôle radiographique. Dans certains cas, les corrections obtenues, sont maintenues à l’aide du pansement post-opératoire car les sections osseuses (« ostéotomies ») ne sont pas fixées avec un matériel d’ostéosynthèse (vis, agrafes…). Toutefois, les techniques ayant évolué, il ne s’agit aujourd’hui que d’un simple « outil » qui permet de réaliser pratiquement toutes les interventions en utilisant aussi si besoin du matériel pour fixer les fractures,   absolument comme dans une chirurgie conventionnelle.
Les gestes réalisables dans l’hallux rigidus sont :
- la cheilectomie
- l’ostéotomie de flexion dorsale de la 1ere phalange
- l’ostéotomie de flexion du col du 1er métatarsien
- l’arthrodèse

Cette technique reste très performante pour traiter la douleur, et elle est également idéale pour poncer un excès osseux dorsal du métatarsien gênant le chaussage. Les suites opératoires sont  simplifiées par rapport aux techniques ouvertes par diminution des douleurs post opératoires, des problèmes cicatriciels etc…

4- L’arthroscopie
C’est aussi une technique mini-invasive qui permet de contrôler visuellement le geste chirurgical au moyen d’une caméra introduite par une petite incision.  Avant l’apparition de la chirurgie percutanée, la meilleure indication de l’arthroscopie dans l’hallux rigidus était l’arthrodèse.  On « marrie » aujourd’hui parfaitement les deux outils pour réaliser une chirurgie conservant la mobilité articulaire : le nettoyage de l’articulation et la fracture métatarsienne sont faits en percutané mais l’utilisation de l’arthroscopie permet de mieux nettoyer les débris, en visualisant la zone de travail, et par le lavage qu’elle impose (il faut une circulation permanente d’eau dans l’articulation pour réaliser une arthroscopie).  Il s’agit d’une vraie fusion entre les techniques.

II. La technique radicale
On appelle arthrodèse cette technique non conservatrice qui conduit au blocage articulaire définitif, par fusion entre les deux os.
L’articulation inter phalangienne du gros orteil, située entre la 1ere et la 2e phalange, compense généralement la perte de mobilité qu’entraîne cette arthrodèse et permet de dérouler le pas presque normalement, de marcher sur la pointe des pieds et de s’accroupir.
 Le chaussage est restreint avec un talon de 4 centimètres maximum.

C’est le traitement de référence pour supprimer les douleurs.

Elle peut être réalisée classiquement avec fixation par plaque et/ou vis, de façon mini-invasive en limitant la voie d’abord, ou par méthode percutanée,  et même arthroscopique : dans ces cas, la fixation se fait par des broches ou des vis.

Le principe reste le même dans tous les cas : fixer et souder l’articulation et donc supprimer les douleurs.

Si un geste chirurgical est programmé, vous trouverez toutes informations relatives à la chirurgie, ses suites attendues et complications potentielles sur la fiche « patient » relative à cette pathologie qui vous sera adressée par mail lors de la consultation.




Pour en savoir plus :


Arthroscopie de l’articulation métatarso-phalangienne de l’hallux
O. LAFFENETRE, D. CHAUVEAUX
Arthroscopie, SFA, 2005, 290-294, Elsevier Ed.

Arthroscopie de l’articulation métatarso-phalangienne du 1er rayon
O. LAFFENETRE
In Arthroscopies et endoscopies du pied et de la cheville, Grecmip, 2010, 3p, Sauramps Ed.

La chéilectomie percutanée
C. CERMOLACCE
In Chirurgie mini-invasive et percutanée de l’avant-pied,  C. Cazeau & Grecmip, 2009, 12 : 5p, Sauramps Ed.


Nous sommes bien sûr à votre entière disposition pour répondre à toutes les questions que vous vous poserez si un geste chirurgical vous est proposé.
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